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Orange mécanique

 
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Auteur Message
Julien


Hors ligne

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MessagePosté le: Mer 15 Sep - 21:19 (2010)    Sujet du message: Orange mécanique Répondre en citant






Réalisé par Stanley Kubrick
Avec Malcolm McDowell, Patrick Magee, Michael Bates, plus



Titre original : A Clockwork Orange
Interdit aux moins de 16 ans
Long-métrage britannique . Genre : Science fiction , Drame , Thriller
Durée : 02h16min Année de production : 1971
Distributeur : Warner Bros. France







Alors je vois déjà les uns dire : " c'est trop violent ", et les autres geindre "pff c'est nul "... Allons allons.... car oui dans ce film il y a matière à réfléchir... et cela je ne vous le cache pas me fait un peur... pourquoi ? Car il fut un temps où je croyais en l'humanité. Cette drôle de chose qui est censée nous rendre meilleurs et nous permettre de vivre en société. Inutile de vous dire que maintenant je commence à réellement douter de son existence. Mais cela peut se trouver dans de nombreux films tels que Blindness de Fernando Mereilles, ou encore La route de John Hillcoat. Car mes amis, lorsque l'homme chute, c'est de l'autre coté du miroir que se poursuit l'aventure. Dans un monde où le bien et le mal se confondent jusqu'à ne plus former qu'une chose informe, monstrueuse. Un monde où la compassion a disparu et où ne règne à présent que la survie. Bref tout ça pour vous dire qu'Alex, le héros du film en l'occurence, fait partie de ces gens qui ont franchit le miroir. Alex un homme qui se délecte de violence, de viol, et de musique classique... un peu de douceur voyons... Il se livre donc, en compagnie de ses droogies, à des séances d'ultra-violence. C'est donc avec effroi que je contemple, pour la première fois à l'âge de 8 ans, le jeune homme violenter un pauvre clochard, sans raison, par pur plaisir. C'est horrible, oui mais encore... Je suis malgrè moi spectateur de cette scène, donc témoin, et peut être voyeur. Amateur de violence gratuite, quelle idée affreuse !! C'est pourtant le cas d'Alex. La preuve, lorsqu'il roue de coups de pieds un écrivain devant sa propre femme... tout en fredonnant du Fred Astaire. Mais en plus d'être une réflexion sur la violence, ce métrage peut se concevoir comme un film catastrophe. Oui je sais l'idée peut faire sourire. Mais je peux vous assurer que la suite est des plus effrayantes. Car lorsque l'homme a sombré, il reste un seul antidote... la société. C'est hélas ici que le récit sombre dans un drame des plus fondamentaux propre à toute société humaine. Cette société donc, portant la responsabilité d'inculquer les bonnes valeurs à tout homme, va dans un premier temps échouer, mais de plus anéantir Alex. Le réduire à l'état de limace incapable de se défendre, l'Eglise venant bien évidemment rajouter son grain de sel, tentant de sauver Alex par la lecture de la Bible. Cela est encore plus amusant lorsque ce dernier, toujours en proie à une imagination des plus fertiles, détourne les Saintes Ecritures pour assouvir ses propres fantasmes. Soit le transformer en citoyen modèle inoffensif... mais non pas pour toujours. Son libre -arbitre a disparu. Contrôler ses faits et gestes ne relèvent plus de ses fonctions à présent.


Voilà un sujet universel : la violence. Comment devons nous donc la traiter, la soigner ? Et d'ailleurs est-ce véritablement une maladie ? ou plutôt un parasite ? Je pense que celle-ci se trouve malheureusement en chacun de nous. Encore heureux que nous puissions la contrôler... sans quoi ressemblerions nous tous à Alex ? Alex est cette exemple du mélange entre une violence naturelle (originelle) et une violence  "civilisée". Car si nous ne pouvons changer, le traitement pour nous guérir sera des plus brutaux et des plus inhumains ( cf la scène de visionnage des films d'ultra-violence ). D'une certaine manière Alex peut repésenter une partie de notre inconscient.

Esthétiquement... du grand Kubrick comme toujours... Travelling arrière...plans accélérés...ralentis... musique classique... et des dialogues des plus... surprenants. La langue est un des thèmes majeurs du film. Le langage d'Alex et des ses droogies fourmille d'images des plus insolites et des plus singulières. Une explosion de sens, de rires, de dégouts, et tout cela sur un air de Beethoven... Le décalage y est intelligent, vif et par dessus tout étonnant. Les visions d'Alex en témoignent lors de ses différentes écoutes. Visions qui forment définitivement la personnalité d'un être hors du commun. C'est ainsi qu'Alex attise notre curiosité et notre, paradoxale je l'accorde, compassion. Car comme tu le dis si bien Alex... nous sommes tous tes frères... d'une certaine manière bien sûr.


Faites vous un avis sur ce film, et ne laissez pas les autres vous influencer en quoi que se soit. Kubrick n'est pas un vulgaire provocateur, mais tout simplement un des plus grands cinéastes de l'Histoire.




Pour plus, et ainsi de meilleurs informations sur le film, je vous recommande l'interview du réalisateur réalisée par Michel Ciment. 






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MessagePosté le: Mer 15 Sep - 21:19 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Pierre


Hors ligne

Inscrit le: 12 Avr 2010
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MessagePosté le: Lun 20 Sep - 19:46 (2010)    Sujet du message: Orange mécanique Répondre en citant

Attention à vos réponses les amis, ceci est LE film culte de Julien
Le site est programmé, à l'image des chinois, pour envoyer des virus sur l'ordinateur du malheureux adhérent qui aurait eu le malheur de critiquer, ne serait qu'un tout petit détails, le film de Kubrick.


Je pense qu'ajd on peut parler de banalisation de la violence : pour exemple ce film, qui maintenant est un (très bon) film violent mais qui ne choque pas autant que lors de sa sortie en salle.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:45 (2018)    Sujet du message: Orange mécanique

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